Quilotoa, Riobamba et Cajabamba

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Lagune de quilotoa

La boucle de Quilotoa

- Lundi 11 juillet 2016 -
Ce matin, nous quittons Quito et les copains, chez qui nous sommes depuis plus de deux semaines, en direction de Latacunga. Nous partons faire un trek de trois jours à la découverte de la lagune de Quilotoa et les villages environnants : Chucchilàn, Isinlivi et Sigchos. Nous avons choisi de faire la randonnée dans le sens "facile" : on commence à Quilotoa (3900 mètres d'altitude) pour finir à Sigchos (2800 mètres d'altitude). Mais détrompez-vous, on ne va pas faire que de la descente, chaque jour nous allons traverser l'immense canyon qui façonne les paysages de cette région.
Première étape : Latacunga, ville dans laquelle nous allons déposer nos gros sacs à l'Hostal Tiana pour 1 $ par jour. Une fois nos sacs déposés, on retourne à la gare routière, plus légers cette fois, pour prendre un bus en direction de Quilotota. Quelle chance, un bus direct part à 17h15 ! Nous arrivons deux heures plus tard à Quilotoa, il fait nuit et un froid de canard. On se dirige vers le premier homestay que l'on aperçoit, juste à l'entrée du village. La famille chez qui nous arrivons à trois chambres à destination des touristes, on négocie le prix à13$ par personne (dîner et petit déjeuner compris). Au menu pour le dîner : une soupe de foie et des patates avec de la viande, la soupe nous laisse un souvenir impérissable ! Alexis s'essaie à son premier feu, pour allumer le poêle de la chambre. Après avoir utilisé tous les combustibles qu'il avait sous main, on parvient à avoir un feu d'enfer qui chauffera la chambre le temps de s'endormir. La température au réveil est bien moins confortable...

J1 de marche : Quilotoa - Chucchilàn

- Mardi 12 juillet 2016 -
Réveil matinal, on se couvre avec nos cinq épaisseurs de vêtements, des gants et les capuches, direction la lagune. Elle se situe à quelques minutes à pied de l'auberge. La lagune de Quilotoa est incroyable, impressionnante et immense. Nous avions vu de nombreuses photos, mais l'effet de surprise est garanti.

Pendant que l'on admire la lagune, et qu'Alexis prend des photos, un chien qui marche sur trois pattes vient nous coller. Ceux qui connaissent Bénédicte peuvent imaginer sa réaction ! Malgré sa réticence, le chien nous suivra toute cette première journée de marche et dormira même devant notre porte à Chucchilàn.
Nous commençons la marche vers 10 heures. Au bout de trente minutes, deux chemins s'offrent à nous, le premier est marqué avec de la peinture rouge sur la roche et le second par des morceaux de rubans en plastique blanc et rouge accrochés aux arbres. Nous choisissons de suivre les marques rouges sur les pierres, mais malheureusement c'est le mauvais chemin. Nous nous retrouvons rapidement au milieu des champs, à flanc de montagne, avec une horde de chiens qui se précipitent sur nous. À ce moment précis, Bénédicte réalise que Pépito, c'est ainsi que nous avons nommé le chien qui nous suit, va peut-être nous être utile. En effet il retient les chiens derrière nous le temps que nous trouvions un "chemin" pour nous échapper. Après un bon détour de 45 minutes, on revient, heureusement, le long de la lagune. On en profite pour l'admirer de nouveau avant de commencer la descente vers le village de Guayam San Pedro.

Cette fois, le chemin est bien balisé, nous sommes rassurés. Nous faisons une pause pique-nique dans la descente. Alexis décide de partager ses biscuits et une partie de sa boîte de thon avec son nouveau copain : Pépito. On entame la dernière partie de la descente. Une coulée de boue a endommagé le sentier de randonnée initial, on se retrouve à descendre tout au fond du canyon par un chemin très pentu et glissant. Au beau milieu de cette descente, on entend un éboulement de cailloux sur la trace de la coulée de boue. On ne réalise pas tout de suite que nous sommes pile dans l'axe de descente des pierres et que certaines ne passent qu'à quelques mètres de nous. On ne peut ni remonter ni descendre alors on attend patiemment en espérant que ça s'arrête. C'est les jambes un peu coupées que nous terminons la descente vers le fond du canyon et que nous remontons rapidement sur le versant opposé. Nous apprendrons le soir au dîner que nous avons pris "l'ancien" chemin de randonnée et qu'il existe désormais un nouveau sentier beaucoup moins dangereux.

Nous arrivons vers 16 heures à Chucchilàn, premier village étape de notre randonnée. Sur les conseils de nombreux blogueurs on s'installe au Cloud Forest Hostal et en effet nous sommes vite charmés par l'endroit. Comptez 15 $ la nuit par personne avec dîner et petit déjeuner inclus. Pépito, "notre chien", nous suit partout, il s'installe à nos pieds au coin du feu. Cette histoire intrigue fortement les autres voyageurs.

J2 de marche : Chuchligan - Isinlivi

- Mercredi 13 juillet 2016 -
Après un bon petit déjeuner, Alexis se met à chercher Pépito que d'autres voyageurs ont aperçu dans la cour de l'hôtel ce matin. Malheureusement Pépito ne nous a pas attendu et nous apprendrons quelques jours plus tard qu'il a suivi un autre groupe de voyageur qui se rendait à Quilotoa. On reste convaincus qu'ils nous ont "volé" Pépito en l'amadouant avec des gâteaux ! Après un échange de bonnes adresses avec un couple de Français qui vient juste d'arriver à Chuchligan, nous prenons la route pour Isinlivi. Après quelques kilomètres de marche sur la route principale, nous nous enfonçons dans un petit chemin qui descend vers le fond du canyon.

Cette partie de la randonnée est incroyable, les vues sont magnifiques. Le sentier est glissant, on sent que le sol est très friable, ce n’est pas très rassurant quand on connaît l'activité sismique actuelle en équateur. Nous passons, de nouveau, la moitié de la journée à descendre jusqu'au petit village situé au fond du canyon.

Nous longeons ensuite la rivière pendant un bon moment, jusqu'au pont réalisé avec un tronc d'arbre. On s'installe le long de la rivière pour pique-niquer puis on entame la montée jusqu'au village d'Isinlivi. Lors d'une petite pause dans la montée, Bénédicte oublie son bâton de bois qui lui sert à la fois de bâton de marche et à la fois de repousse chien !
Je fais demi-tour pour aller récupérer mon bâton quand deux chiens se mettent à foncer sur moi en aboyant, à l'unique moment de la journée où je suis seule, sans Alexis. Je HURLE à Alexis : ILS ARRIVENTTTT ! Et là, a moitié tétanisée j'attrape une branche touffue que je pointe vers les chiens en criant. Les chiens s'arrêtent nets et rebroussent chemin quand Alexis arrive en leur hurlant dessus, son bâton de marche levé vers le ciel. Il aurait fallu filmer cette scène. J'en rigole aujourd'hui, mais vraiment pas sur le moment !

Nous arrivons vers 15 heures à l'hôtel Lullu Lama où nous négocions le prix à 20 $ par personne (dîner et petit déjeuner inclus) au lieu de 23 $. Tous les voyageurs font l'éloge de cette auberge qui en effet est plutôt agréable et confortable. Seul point négatif, les chambres sont réparties autour du salon, et vous participez aux conversations tardives mêmes si vous préférez dormir !

J3 de marche : Isinlivi - Sigchos - Latacunga

- Jeudi 14 juillet 2016 -
Après un superbe petit déjeuner, nous nous mettons en marche vers Sigchos. Nous devons y être avant 14 h 30, heure de départ du bus qui nous ramènera à Latacunga. Léandro, notre pote brésilien a peur de rater le bus et préfère monter à l'arrière du camion de lait qui se rend à Sigchos. Au bout d'une heure de marche Alexis commence à avoir une forte douleur au genou. Après s'être plus ou moins perdu et avoir du marcher dans un mélange eau et bouses de vaches, on regrette presque de na pas être monté dans le camion de lait ! La montée est assez interminable pour Alexis qui a de plus en plus mal au genou.

Nous arriverons vers 13 heures à Sigchos, parfait pour prendre le bus ! Cette troisième étape de la "boucle de Quilotoa" nous a moins convaincu que les deux précédentes. Les paysages sont moins impressionnants et le chemin plus banal. Mais c'est avec le sourire que nous terminons cette marche, ravis de nos trois jours. Nous regagnons l'Hostal Tiana, à Latacunga, où nous passons une agréable soirée avec un couple de Français qui voyage à vélo.

Direction une communauté indienne, ou pas…

- Vendredi 15 juillet 2016 -
On a repéré sur blog de voyage, un petit homestay au cœur d’une communauté indienne située à une heure de Latacunga, à Salasaca. Ni une ni deux, on enchaîne deux bus, un taxi et un pick-up pour arriver au fin fond de la campagne équatorienne, devant le homestay en question. Le pick-up s’éloigne et l’endroit a l’air désert. Nous faisons le tour de la propriété, en effet il n’y a personne, la voisine nous informe que le propriétaire est parti sur la côte pendant une semaine. Nous voilà au milieu de nulle part. Google map référence un hôtel pas très loin, on va tenter notre chance. En chemin on rencontre un français qui fait du volontariat dans une toute petite école avec une dizaine d’autres touristes. Il nous présente aux responsables de l’école à qui on demande où on peut dormir. Ça paraît bien compliqué, les explications sont imprécises, il est 17 heures et dans une heure la nuit va tomber. On décide de retourner sur l’axe principal afin de se rendre dans la ville touristique la plus proche : Banos.

Étape express à Banos

Banos est une ville très touristique, prisée autant par les Équatoriens que tous les touristes du pays. Dans la rue, un dédale de boutiques proposent toutes sortes d’activités plus ou moins à sensations : VTT, rafting, canyoning, sauts, etc. C’est samedi et en effet les touristes déambulent dans la petite ville, à la recherche de leur activité pour la journée. Alexis à toujours mal au genou, difficile de faire des activités, on décide de ne pas rester et de reprendre la route en direction de Riobamba.

Festin en Couchsurfing à Riobamba

- Samedi 16 juillet 2016 -
En attendant le bus, depuis la station de bus de Banos, nous envoyons des demandes de Couchsurfing à deux hosts à Riobamba. Quelques minutes plus tard, c'est Hugo qui accepte notre demande à une condition : que l'on cuisine français pour le dîner. Pas de soucis, nous acceptons. Nous arrivons deux heures plus tard, à Riobamba, chez Hugo et Carolina un couple chilien - Vénézuélien. Ils sont tous les deux écologues et travaillent à l’université de Riobamba. Nous passons un bon moment à discuter, notamment du menu du soir, puis nous filons faire les courses. Bénédicte se retrouve à cuisiner une quiche lorraine pour l’entrée puis du saumon accompagné d’une sauce au pétillant chilien que l'on appelle ici "Champagne"...! Carolina se lance quant'à elle dans la confection d'un tiramisu, c’est un vrai festin qui nous attend. Pendant ce temps, Hugo nous fait goûter tous les alcools locaux : alcool de canne à sucre, bière au cacao, le fameux vin pétillant chilien, du vin rouge et un vin sucré. Nous passons une excellente soirée.

Direction le marché de Cajabamba

- Dimanche 17 juillet 2016 -
Aujourd'hui nous nous rendons dans la petite ville de Cajabamba pour y découvrir son marché. Nous en avions lu des éloges, il s’avère finalement être assez banal. Nous ferons tout de même quelques rencontres sympathiques. Ici les équatoriens portent des vêtements traditionnels. Les femmes portent d'épais collants de laine, jupe et pull en laine agrémentés d'une ceinture tissée très colorée et des colliers de petites perles dorées. Les hommes portent chapeaux et ponchos de laine.

Avec un peu de recul, vu comme ça a été compliqué d’arriver jusqu’ici, on aurait mieux fait d’aller visiter le marché 'el Merced' de Riobamba. Bref, on ne peut pas toujours bien faire !
Nous avons prévu d’aller passer quelques jours dans la communauté San Francisco de Cunuguachay où un prêtre français s’est installé il y a de nombreuses années pour aider à structurer le développement économique. Malheureusement, nous apprenons qu’il n’y a plus de lits disponibles. Décidément on a la poisse. On décide de rester une nuit de plus chez Carolina et Hugo. Alexis a toujours mal au genou, nous quitterons le lendemain la région des volcans pour nous rendre sur la côte à Puerto Lopez.

Dans le prochain épisode on vous parle de baleines, de dauphins, de tortues, de raies et de fous à pates bleues.
A très vite !
Bénédicte et Alexis

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